Amusement de juillet
Voici donc l'été.
Soleil et gaîté !
Vois : les jupes raccourcissent.
De l'autre côté
Les décolletés
Des dames s'approfondissent !
Que viennent, viennent les vacances !
Les jours de rêve et d'insouciance !
Au bord de la mer,
Nus comme des vers
Les corps allongés rougissent.
Et dans les flots verts,
Des nageurs divers
Tels des dauphins s'ébaudissent !
Que viennent, viennent les vacances !
Les jours de rêve et d'insouciance !
Partout des enfants
Courent en hurlant
Et leurs cris nous assourdissent !
Quelques bateaux blancs
D'un train nonchalant
Entre bleu et bleu se glissent.
Que viennent, viennent les vacances !
Les jours de rêve et d'insouciance !
En tendant le col
Prennent leur envol
Sept goélands qui glapissent.
Les ombres au sol
des pins parasols
A midi nous rafraîchissent.
Que viennent, viennent les vacances !
Les jours de rêve et d'insouciance !
Dans l'air odorant
Flottent les relents
D'urine des chiens qui pissent,
De crèmes, d'onguents,
De produits bronzants,
Et de cuisine aux épices.
Que viennent, viennent les vacances !
Les jours de rêve et d'insouciance !
Il fait le lézard,
Assis à l'écart,
Le poète, qu'envahissent
Cent détails épars :
Il nourrit son art
D'impressions qu'il entretisse.
Que viennent, viennent les vacances !
Les jours de rêve et d'insouciance !
Quand c'est la transhumance
Et que tous les Selig débarquent en Provence
Qu'ils ont de la chance.
Loin de nous le silence
Vive les agitations, les tourbillons et trubillions
Méduses, petits pois, caleçons
Tous ces effrois nous mettent le coeur en émoi
La Sarabande enfin commence
Citrons verts tu nous as mis les nerfs
le Mojito ce n'est pas trop tôt
Pêches pourries mais pêche nous nourrit
Pain rassi ravit Mamie
Var matin journal crétin mais attendu tous les matins
Tel est notre traintrain
Café sans soucoupe n'empêche pas d'avoir le vent en poupe et le poisson en soupe
Mariage futur sans église la fête sera quand même de mise
Fourmis sur nos jambes gambadent
Et moustiques sur nos peaux se baladent
Et que durent durent les vacances
Et perdurent cette cure de jouvence
Que grimpe le mercure comme grimpe le nombre de convives
Autour d'un apéro aux olives
On s'en fiche c'est Mamidilou qui paie la facture
La lune rousse de sa beauté nous éclabousse
Et nous ravit au lit
et transforme le sol en boue
Et quand il y a boue y'a baisse.
Attendons avec impatience l'année prochaine
Avec la même quintescence.
(Mais quintessence (essence quinte, = 5ème en alchimie) ne s'écrit pas avec sc)
Continuez aussi bien avec des jeux de mots !